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    Interview | Mustapha Benabbou (Orabank Mauritanie) : digitalisation, financement des PME et transformation du secteur bancaire.
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    Digitalisation accélérée, nouveaux besoins de financement et enjeux d’inclusion financière : le secteur bancaire mauritanien est à un moment charnière. Dans cet entretien accordé à Émergence, Mustapha Benabbou, Directeur général d’Orabank Mauritanie, décrypte les transformations en cours et précise la vision de la banque. Banquier chevronné fort de plus de trente-deux ans d’expérience au sein de groupes financiers marocains, régionaux et internationaux, reconnu pour son expertise en transformation digitale, stratégie commerciale et financement structuré, il partage son analyse des dynamiques du marché, des priorités d’Orabank et des leviers de croissance du système bancaire mauritanie

    Comment analysez-vous la situation actuelle du secteur bancaire mauritanien ?

    Mustapha Benabbou :

    Le secteur bancaire mauritanien est à un tournant, marqué par une double dynamique : une consolidation réglementaire et une expansion des services financiers. La stabilité macroéconomique offre un cadre favorable, mais des défis persistent, notamment en matière de diversification des produits et d’accès au crédit pour certaines clientèles. Grâce au travail remarquable réalisé par Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie et ses équipes, le secteur est aujourd’hui plus structuré, avec une supervision renforcée, et une concurrence qui pousse les acteurs à innover et à se différencier. Voire à se concentrer.

    Quel regard portez-vous sur l’évolution du secteur bancaire mauritanien ces dernières années ?

    Mustapha Benabbou :

    Je suis effectivement entré dans mes nouvelles fonctions en Mauritanie en mai 2024. Cependant, ma première découverte du secteur bancaire local remonte à juin 2007, à l’occasion de la première réunion de l’Union des banques maghrébines à laquelle je devais assister. Ce secteur a considérablement évolué depuis. Aujourd’hui, nous pouvons observer trois évolutions majeures :

    • Un renforcement du cadre réglementaire, notamment en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, aligné sur les standards internationaux. L’adoption d’une nouvelle loi bancaire et l’évolution du statut de la BCM témoignent du chemin parcouru vers l’excellence et l’exemplarité. L’évolution est en marche !

    • L’essor de la digitalisation, avec une adoption croissante des services bancaires en ligne et mobiles, phénomène accéléré par la pandémie. Je dois avouer avoir été agréablement surpris par l’appropriation du numérique en Mauritanie. Ayant été Directeur du Domaine Banque Digitale au sein d’une banque au Maroc, je peux affirmer que nous pouvons être fiers, en Mauritanie, des résultats obtenus en si peu de temps. Quelques ajustements restent certes nécessaires pour prévenir d’éventuelles dérives, mais l’essentiel est déjà en place.

    • Une attention accrue portée au financement des PME et à l’inclusion financière, soutenue par des initiatives publiques et privées. Ces transformations positionnent désormais le secteur bancaire comme un pilier essentiel du développement économique national.

    Comment se positionne Orabank Mauritanie dans l’écosystème bancaire actuel ?

    Mustapha Benabbou :

    Permettez-moi de préciser, avant toute chose, qu’Orabank est une banque citoyenne, qui appartient à un groupe international présent dans 4 zones monétaires. Ce dernier bénéficie en effet d’actionnaires de dimension mondiale tels qu’ECP Financial Holding, Proparco (groupe Agence Française de Développement), BIO Belgique,  DEG Allemagne, la BIDC Togo et la Banque Ouest-Africaine de Développement, et est coté à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) en Côte d’Ivoire. Notre appartenance à un réseau présent dans douze pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre nous offre le privilège d’accéder à un support et à des compétences mutualisées à l’échelle régionale.

    Cette intégration se traduit concrètement : nous avons par exemple trois collaborateurs mauritaniens expatriés au sein du Groupe, occupant des postes clés dans des domaines aussi stratégiques que la gestion du risque de crédit, la transformation digitale et la direction des systèmes d’information.

    En Mauritanie, notre positionnement est celui d’un partenaire de proximité, ancré dans l’économie réelle. Nous ne voyons pas nos clients comme des concurrents, mais comme des partenaires. Notre force ? Allier la solidité financière et l’expertise sectorielle du Groupe à une grande agilité opérationnelle pour accompagner tous nos clients, des grands groupes aux PME et aux particuliers. Nous bâtissons des relations de confiance sur le long terme, en capitalisant sur une connaissance fine du marché local et sur la vision stratégique de notre réseau régional. Notre ambition est claire : être la banque de préférence de nos clients.

    Comment évaluez-vous l’état d’avancement de la digitalisation du secteur bancaire en Mauritanie ?

    Mustapha Benabbou :

    La digitalisation est en marche, mais son rythme varie selon les acteurs et les segments de clientèle. Les services de base (consultation de solde, virements etc.) sont largement accessibles via les canaux digitaux, tandis que les paiements mobiles gagnent du terrain grâce aux partenariats entre banques, fintechs et opérateurs télécoms. Cependant, le parcours client entièrement numérique, en particulier pour les crédits complexes, reste à développer plus largement. En somme, cette transformation numérique représente autant une opportunité qu’une nécessité pour gagner en efficience et améliorer l’expérience client.

    Je tiens également à saluer, à ce propos, la récente participation de Monsieur le Premier Ministre à un forum aux Émirats Arabes Unies. J’ai noté avec grand intérêt sa déclaration, selon laquelle « la digitalisation est un passage obligé pour atteindre les objectifs auxquels aspire le gouvernement ». Cette vision vient légitimer et conforter la trajectoire engagée par notre secteur.

    Où en est Orabank Mauritanie sur le digital ?

    Mustapha Benabbou :

    S’agissant d’Orabank Mauritanie, nous disposons de plusieurs solutions sur lesquelles nous n’avions malheureusement pas suffisamment communiqué par le passé. Nous avons WhatsApp Banking que nous avons customisé pour correspondre à la réalité locale. Nous avons Oranet une solution web au service des clients corporates. Nous avons aussi développé notre solution Wallet « Ehssabi » qui est techniquement déjà opérationnelle et nous attendons simplement le feu vert de la Banque Centrale de Mauritanie pour le Go Live.

    « Ehssabi », dans sa version de lancement, est une solution simple et ergonomiquement fluide avec quelques innovations liées à l’expérience client. Nous avons prévu une campagne d’accompagnement dès l’accord de la BCM.

    Je profite de cette occasion pour vous annoncer que notre groupe procède actuellement à une révision de sa feuille de route digitale, afin de l’enrichir et de l’adapter aux nouvelles réalités de nos marchés.

    Quels freins limitent aujourd’hui l’innovation dans le secteur bancaire ?

    Mustapha Benabbou :
    Je préfère parler de défis à relever collectivement plutôt que de freins. Parmi ceux-ci, je citerais :

    • L’infrastructure numérique nationale, qui est de bonne qualité mais dont le déploiement doit s’étendre au-delà des grands centres urbains pour assurer une inclusion réelle. C’est vrai que notre pays est mashaa Allah très vaste !
    • La cybersécurité, désormais un enjeu stratégique et critique, qui exige des investissements soutenus et une vigilance constante.
    • La montée en compétences, à la fois en interne et chez nos clients, nécessitant un effort soutenu de formation et d’accompagnement au changement.
    • L’évolution du cadre réglementaire, qui doit accompagner l’innovation sans la brider, dans un environnement international toujours plus VUCA (volatil, incertain, complexe et ambigu).

    Pour transformer ces défis en opportunités, l’agilité, la résilience et une vision stratégique claire sont indispensables. Surtout, une collaboration renforcée entre les banques, le régulateur et les fintechs sera la clé du succès.

    Quels sont les principaux axes de la stratégie digitale d’Orabank Mauritanie ?

    Mustapha Benabbou :

    Comme je l’ai mentionné, une actualisation de notre feuille de route digitale est en cours au niveau du Groupe. Cela étant dit, je peux d’ores et déjà vous présenter les trois piliers fondamentaux de notre stratégie digitale en Mauritanie :

    1. Transformer l’expérience client grâce au développement continu de notre application mobile et de notre plateforme internet, avec l’intégration de fonctionnalités innovantes et une interface simplifiée.
    2. Renforcer notre efficacité opérationnelle par l’automatisation des processus et l’exploitation stratégique de la data, pour plus de rapidité, de précision et de prise de décision éclairée.
    3. Accélérer l’inclusion financière en déployant des solutions adaptées aux zones moins bancarisées, notamment via des services d’agence mobile et le développement de partenariats avec des réseaux de proximité.

    Nous prévoyons des investissements significatifs sur ces axes, avec une feuille de route ambitieuse pour les trois prochaines années. Cette dynamique est parfaitement alignée avec la vision stratégique de notre Groupe, qui nous apporte un soutien fort et des ressources partagées pour réussir cette transformation.

    Comment le secteur bancaire soutient-il le développement des PME ?

    Mustapha Benabbou :

    Je peux affirmer, sans risque de me tromper, que les PME constituent la colonne vertébrale de l’économie mauritanienne. Notre rôle, en tant que banquier responsable, va donc bien au-delà du simple financement : il intègre un accompagnement global et stratégique sur trois axes essentiels :

    1. Une offre de financement sur mesure, avec des produits adaptés aux cycles d’activité et aux besoins spécifiques des PME.
    2. Un partenariat de conseil et de mentoring, notamment pour les start-ups, visant à renforcer leurs compétences en gestion, stratégie et accès aux marchés.
    3. La mise en réseau, pour connecter nos clients à des partenaires, fournisseurs et opportunités commerciales.

    Chez Orabank Mauritanie, cette conviction se traduit concrètement par des équipes spécialisées dédiées aux PME et par le développement d’outils d’analyse de risque affinés, permettant un accompagnement plus personnalisé. Nous offrons également un accès privilégié à un marché élargi grâce aux opportunités commerciales au sein de notre groupe. Ainsi, nos clients les plus ambitieux peuvent saisir des perspectives de croissance à l’échelle régionale, via le réseau d’Orabank présent dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

    Qu’attendent aujourd’hui les entreprises de leur banque ?

    Mustapha Benabbou :

    Je pense que les attentes des entreprises aujourd’hui sont claires et convergent vers trois impératifs : la rapidité, la flexibilité et la transparence. Concrètement, cela se traduit par une demande forte pour :

    1. Une exécution accélérée, avec des processus de décision simplifiés et une réduction des formalités administratives.
    2. Des solutions personnalisées, adaptées aux spécificités de leur secteur d’activité et aux cycles de leur trésorerie.
    3. Une transparence totale sur les coûts, les délais et les conditions, pour une relation de confiance renforcée.
    4. Un véritable partenariat stratégique, où la banque devient un conseiller actif pour les aider à anticiper les risques, saisir les opportunités, notamment à l’international, et soutenir leur croissance.

    Chez Orabank, nous travaillons activement à répondre à ces attentes. Pour nous, cela passe par un dialogue permanent avec nos clients, afin de non seulement accompagner leurs projets actuels, mais aussi d’anticiper leurs besoins futurs et de co-construire des solutions pertinentes.

    Où se situent actuellement les principales opportunités de financement ?

    Mustapha Benabbou :

    Après 32 ans dans ce métier, ma conviction est profonde : il faut raisonner en « partenaire » avant de raisonner en « secteur ». Le critère essentiel reste la capacité d’un opérateur à honorer ses engagements, en termes de qualité et de délais, quel que soit son domaine d’activité. C’est cette fiabilité qui, in fine, détermine notre décision de saisir une opportunité.

    Pour illustrer concrètement notre approche, plusieurs secteurs présentent actuellement des perspectives de croissance exceptionnelles en Mauritanie. A titre indicatif, je peux en citer quelques-uns :

    1. L’agro-industrie et la pêche, notamment pour la transformation locale à valeur ajoutée et l’export.
    2. Les énergies renouvelables, dynamisées par la stratégie nationale et les projets structurants dans l’hydrogène vert et le solaire.
    3. Les infrastructures et le BTP, soutenus par les grands plans d’investissement public et le développement urbain.
    4. Le numérique et les services à forte valeur ajoutée, portés par la modernisation de l’économie et la digitalisation.

    Ces secteurs d’avenir exigent une expertise sectorielle pointue et des solutions de financement innovantes — deux axes sur lesquels nous concentrons justement nos efforts de développement pour y répondre efficacement.

    Comment évaluez-vous l’évolution de la bancarisation en Mauritanie ?

    Mustapha Benabbou :

    L’évolution de la bancarisation en Mauritanie est marquée par des progrès réels et encourageants, largement portés par l’essor des services financiers mobiles et le maillage étendu des réseaux d’agents. Pour autant, le potentiel reste sous-exploité : le taux de bancarisation formelle, notamment auprès des femmes, des jeunes et des populations rurales, demeure en deçà des attentes.

    L’enjeu stratégique aujourd’hui est clair : il s’agit d’opérer une transition qualitative, en passant d’un accès basique aux transactions (paiements, transferts) vers une inclusion financière intégrale, qui englobe l’épargne, le crédit adapté et les produits d’assurance. Cette transition constitue un levier puissant de réduction des inégalités et de renforcement de la résilience économique des ménages et des très petites entreprises.

    Je tiens à saluer les efforts considérables déployés par la Banque Centrale et les autorités publiques pour faire avancer cet agenda. Les instances internationales reconnaissent d’ailleurs ces avancées. Comme le dit l’adage, « on peut toujours mieux faire » — et c’est précisément dans cet esprit d’amélioration continue que nous, acteurs bancaires, devons intensifier notre engagement et notre innovation pour accompagner cette dynamique nationale.

    Quels leviers pour accélérer l’inclusion financière ?

    Mustapha Benabbou :

    Comme je viens de l’évoquer, des efforts considérables sont déjà déployés. Pour amplifier ces progrès, nous pouvons et devons actionner en parallèle plusieurs leviers complémentaires :

    • Développer l’éducation financière pour familiariser et autonomiser les populations, en les formant aux produits et services bancaires.
    • Poursuivre l’innovation technologique, en concevant des solutions à la fois sobres en coût et intuitives (banking mobile, services USSD).
    • Simplifier radicalement les processus, notamment pour l’ouverture de compte et l’accès au premier crédit, afin de réduire les barrières administratives.
    • Renforcer les partenariats public-privé afin de mutualiser les efforts, les infrastructures et les données pour un impact plus large et plus efficient.

    Il est essentiel de rappeler que l’inclusion financière ne repose pas uniquement sur l’offre de services. Son succès dépend tout autant de créer une demande éclairée et de bâtir une relation de confiance durable avec chaque client potentiel. Permettez-moi, ici encore de saluer les efforts louables que la Banque Centrale déploie pour faire avancer ce chantier stratégique pour le pays.

    Quel rôle jouent les différents acteurs dans le développement de l’inclusion financière ?

    Mustapha Benabbou :

    La collaboration entre l’ensemble des acteurs est indispensable. Chacun d’eux apporte ses forces :

    • Les banques apportent leur expertise en gestion du risque, leur réseau et leur connaissance de la réglementation.

    • Les opérateurs télécoms offrent une capillarité unique et une maîtrise des canaux mobiles.
    • Les fintechs proposent l’agilité, l’innovation et des modèles technologiques disruptifs.

    Chez Orabank, nous croyons fermement au modèle de co-création : par exemple, développer ensemble des produits d’épargne ou de microcrédit via mobile, ou partager des données (dans le respect de la vie privée) pour améliorer le scoring crédit. C’est ensemble que nous pourrons réellement accélérer l’inclusion financière en Mauritanie.

    Comment la banque accompagne-t-elle l’évolution de ses talents ?

    Mustapha Benabbou :

    Je vous remercie de cette question qui me permet de mettre en lumière un atout distinctif de notre groupe. Notre présence dans douze pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ne limite pas les carrières à un seul marché national ; elle ouvre au contraire un horizon régional à nos collaborateurs. La devise « Compétence First » guide précisément cette philosophie.

    Ayant moi-même évolué au sein de plusieurs groupes internationaux, je considère cette ouverture comme essentielle. Chez Orabank, tous les postes à responsabilités sont d’abord proposés en priorité aux talents internes. C’est l’application concrète de notre principe. Dès qu’un besoin émerge dans une filiale, il est remonté à la Direction du Capital Humain du groupe, qui diffuse l’opportunité à l’ensemble du réseau. Nous privilégions ainsi systématiquement la mobilité interne.

    Cette politique porte déjà ses fruits. La Mauritanie a ainsi « exporté » trois de ses talents vers des fonctions stratégiques au siège, dans les domaines du Risque, de la Transformation digitale et des Systèmes d’information. En parallèle, nous avons également réussi à attirer, Al Hamdou Lillah, des experts internationaux dont le rôle est précisément de transférer les meilleures pratiques et de préparer nos équipes locales à assumer davantage de responsabilités, ici ou ailleurs dans le groupe.

    La mobilité s’accompagne d’un cadre clair et équitable, avec des normes de statut d’expatrié harmonisées à l’échelle du groupe. Elle traduit notre volonté de reconnaître et de compenser l’engagement personnel que représente une telle mobilité.

    Au-delà des processus, nous cultivons une culture de la mobilité et de la diversité. « Compétence First » signifie offrir à chacun des parcours évolutifs et stimulants. Cette agilité est indispensable à une gouvernance dynamique, et nous accompagnons son déploiement avec pragmatisme pour en faire une réalité partagée.

    Comment votre Conseil d’administration incarne-t-il l’équilibre entre ancrage local et vision groupe ?

    Mustapha Benabbou :

    Votre question touche au cœur même de la gouvernance d’une filiale intégrée à un groupe international. Elle soulève l’équilibre délicat et essentiel entre l’alignement stratégique et l’adaptation opérationnelle.

    Permettez-moi d’illustrer concrètement le rôle de notre Conseil d’Administration, en commençant par une singularité : Orabank Mauritanie est aujourd’hui la seule banque du pays à compter deux administratrices indépendantes mauritaniennes en son sein.

    Cette composition s’inscrit dans une gouvernance résolument ouverte et diversifiée. Notre Conseil est ainsi constitué de trois administrateurs mauritaniens, trois sénégalais, ainsi qu’un administrateur tunisien, un marocain et un béninois. Chacun de ces membres, tout comme la fonction de Directeur Général, est validé par la Banque Centrale de Mauritanie, conformément à la réglementation en vigueur.

    Cette diversité des profils et des expertises reflète notre volonté stratégique : bâtir une gouvernance qui allie ancrage local et vision panafricaine, sous le contrôle et la validation de l’autorité de tutelle nationale.

    Cette composition unique de neuf administrateurs, dont six administrateurs indépendants, alimente directement ses trois missions stratégiques :

    1. Traduction et adaptation renforcées : leur expertise et leur regard indépendant sont cruciaux pour analyser et adapter les orientations du groupe. Ils garantissent que les décisions soient non seulement pertinentes techniquement, mais aussi profondément ancrées dans les réalités socio-économiques et culturelles mauritaniennes.
    2. Arbitrage et plaidoyer éclairés : leur présence incarne une exigence et une diversité de perspectives qui renforcent notre crédibilité lors des arbitrages avec le siège. Ils nous aident à défendre les priorités locales avec une légitimité accrue et à veiller à ce que les investissements servent aussi à développer un écosystème financier inclusif et durable en Mauritanie.
    3. Contrôle, légitimation et exemplarité : leur indépendance et leur stature professionnelle renforcent l’intégrité et la rigueur de notre supervision. Ils ne sont pas seulement des administrateurs ; ils sont un symbole fort de notre engagement pour une gouvernance moderne, inclusive et exigeante. Leur rôle va au-delà du contrôle : il inspire et élève nos standards en interne.

    En résumé, ce n’est pas un hasard mais une volonté stratégique. La composition de notre Conseil en fait un organe d’interface d’autant plus performant, où la force du groupe et l’agilité locale se renforcent mutuellement, guidées par une exigence renouvelée et une représentation pionnière sur le marché.

    Souhaitez-vous ajouter un dernier mot ?  

    Le secteur bancaire mauritanien amorce une phase de reconfiguration stratégique, portée par trois dynamiques majeures : l’accélération de la digitalisation, la diversification des besoins de financement de l’économie, et l’élargissement des objectifs d’inclusion financière.

    Dans ce nouveau paradigme, Orabank Mauritanie se positionne comme un levier responsable et moteur de cette transition. Notre approche s’articule autour d’un triptyque fondamental :

    • Propulser l’innovation pour anticiper les besoins futurs ;
    • Incarner une gouvernance rigoureuse et éthique ;
    • Capitaliser sur notre ancrage territorial pour un impact positif et direct.

    L’ampleur des défis à relever est significative, mais elle est à la mesure du potentiel de transformation qui s’offre au secteur. Notre engagement est clair : saisir ces opportunités pour contribuer activement à bâtir un écosystème financier plus solide, plus inclusif et aligné sur les impératifs de développement durable du pays.

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