Des membres du gouvernement ont commenté, mercredi 18 février 2026 à Nouakchott, les résultats du Conseil des ministres tenu plus tôt dans la matinée, abordant notamment les dossiers liés au port de N’Diago, aux permis de construire numériques et à la gestion des déchets solides.
Un port stratégique encore sous-exploité
Intervenant sur la communication relative à la mise en exploitation du Port de N’Diago, le ministre de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires, Moctar Ahmed Bouceif, a rappelé que plus de 300 millions de dollars ont été investis par l’État dans cette infrastructure multifonctionnelle.
Situé dans une zone stratégique, à proximité du Sénégal et de bassins agricoles du sud, le port est présenté comme un levier de développement régional, alors que le port de Nouakchott connaît une pression accrue et que celui de Nouadhibou dispose de capacités limitées.
Le ministre a toutefois reconnu que le projet initial n’avait pas intégré certains raccordements essentiels, notamment aux réseaux d’électricité, d’eau et aux infrastructures routières nécessaires à son exploitation effective.
Un modèle PPP pour relancer la dynamique
Afin de corriger ces insuffisances, un nouveau cadre stratégique fondé sur le partenariat public-privé (PPP) a été retenu. Selon le ministre, ce modèle permettra de préserver les ressources publiques déjà engagées tout en confiant la gestion opérationnelle à un acteur privé capable d’assurer la viabilité économique du site.
Le futur opérateur sera chargé de la gestion du port ainsi que de la mise en place des équipements de manutention et de logistique adaptés aux ambitions assignées à l’infrastructure. Une centrale électrique de 225 kW devrait également être construite à proximité pour soutenir son fonctionnement.
Une logique d’intégration régionale
Au-delà de la dimension portuaire, l’opérationnalisation du port de N’Diago s’inscrit dans une stratégie de diversification des plateformes logistiques nationales et de renforcement des échanges transfrontaliers.
La concrétisation du partenariat public-privé et la mobilisation des investissements complémentaires constitueront les prochaines étapes décisives pour transformer cet investissement structurant en véritable moteur de développement territorial.

