Les cours mondiaux du pétrole ont fortement reculé, lundi 15 juin 2026, après l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran prévoyant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial des hydrocarbures.
Le Brent, référence internationale du pétrole, est retombé autour de 83 dollars le baril après avoir approché les 100 dollars au plus fort des tensions au Moyen-Orient. Avant l’escalade militaire dans la région, les cours évoluaient autour de 65 dollars le baril.
Cette baisse intervient après plusieurs semaines marquées par une forte hausse des prix alimentée par les craintes de perturbation de l’approvisionnement mondial. Avec l’annonce de la détente entre Washington et Téhéran, une partie de la prime de risque intégrée par les marchés a commencé à disparaître.
En Mauritanie, cette évolution pourrait raviver le débat sur les prix des carburants. Le 1er juin 2026, les autorités avaient procédé à une hausse des prix à la pompe en invoquant notamment l’augmentation des cours internationaux du pétrole dans un contexte de fortes tensions géopolitiques.
Toutefois, une baisse immédiate des prix paraît peu probable. Selon des informations recueillies par Émergence, la société Addax Energy, principal fournisseur du marché mauritanien, établit ses décomptes sur une base mensuelle et fixe ses prix en fonction des conditions du marché au moment de ses achats.
Les carburants actuellement commercialisés correspondent ainsi à des approvisionnements déjà effectués et dont les prix ont été arrêtés avant la récente baisse des cours du pétrole. Dans ce contexte, les effets du recul du Brent ne pourraient être pris en compte qu’au prochain cycle de révision, soit au début du mois de juillet 2026, à condition que la tendance baissière se maintienne sur les marchés internationaux.
Pour l’heure, les marchés restent attentifs à la mise en œuvre effective de l’accord annoncé entre Washington et Téhéran ainsi qu’à son impact durable sur l’équilibre du marché pétrolier mondial.

