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    Corridor Guerguerat-Nouakchott: le Maroc s’engage à moderniser une route dont dépend son commerce africain
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    Le Maroc et la Mauritanie ont signé lundi 21 septembre à Rabat une convention-cadre pour la réhabilitation et l’élargissement de la route nationale n° 4, qui relie Nouakchott à Nouadhibou sur environ 480 kilomètres. Le document a été paraphé par le ministre mauritanien de l’Équipement et des Transports, Ely Ould El Veirik, et son homologue marocain de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka.

    L’axe concerné est la principale liaison terrestre entre la capitale politique et la capitale économique du pays. Construite à partir de 2002 et ouverte à la circulation en 2004-2005 avec l’appui du Fonds arabe pour le développement économique et social et de la Banque islamique de développement, cette route à deux voies se prolonge au nord de Nouadhibou jusqu’au poste frontière du PK 55, porte d’entrée du corridor de Guerguerat vers le Maroc et l’Europe.

    La convention donne une suite à la demande formulée à Rabat en février 2024, lorsque le prédécesseur de l’actuel ministre avait sollicité l’expertise marocaine pour l’étude technique d’une voie rapide entre les deux villes. Elle intervient alors que l’État mauritanien finance déjà, par tronçons, la remise en état de l’axe : réhabilitation de 80 km puis de 50 km engagée en 2024, et marché d’études pour la reconstruction du troisième lot signé au printemps 2026.

    À ce stade, la convention-cadre fixe un objectif et un périmètre, pas un chantier. Le coût du projet, son montage financier, la nature de la contribution marocaine, le futur profil de la chaussée et le calendrier n’ont pas été rendus publics. Le démarrage des travaux dépendra des études, des accords de financement et des appels d’offres qui suivront la signature.

    La RN 4 est le prolongement naturel du corridor de Guerguerat, seul passage routier entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest. Les camions marocains qui approvisionnent Nouakchott, puis le Sénégal et le Mali, empruntent ces 480 kilomètres sur une chaussée à deux voies conçue il y a vingt ans pour un trafic bien moindre. En s’engageant sur sa réhabilitation et son élargissement, Rabat sécurise le débouché routier de ses exportations autant qu’il répond à une demande mauritanienne. Pour Nouakchott, l’axe porte le trafic vers le port et la zone franche de Nouadhibou et l’approvisionnement du nord du pays.

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