La Mauritanie et le Groupe de la Banque mondiale ont ouvert, mardi à Nouakchott, des concertations sur une matrice de réformes destinée à accompagner l’éligibilité du pays au financement du mécanisme de prévention et de résilience.
Les discussions portent sur plusieurs réformes jugées prioritaires pour renforcer la stabilité économique et sociale. Elles concernent notamment la décentralisation, l’intégration territoriale, l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, la gouvernance des ressources naturelles ainsi que la prévention de l’extrémisme.
Ces orientations s’inscrivent dans la Stratégie nationale de consolidation de la paix et de la cohésion sociale 2025-2030, adoptée fin 2025. L’enjeu des concertations est désormais de traduire ces priorités en mesures concrètes, avec des responsabilités clairement attribuées aux différents départements ministériels et un calendrier de mise en œuvre.
Le secrétaire général du ministère des Affaires économiques et du Développement, Yacoub Ould Ahmed Aïcha, a souligné que la mobilisation des financements dans le cadre du mécanisme de prévention et de résilience reste liée à l’avancement des réformes convenues. Il a appelé les administrations concernées à assurer leur suivi et à respecter les échéances fixées.
Pour la Banque mondiale, ces concertations doivent permettre d’évaluer et d’affiner la matrice des réformes structurelles, dans un contexte régional marqué par des pressions sécuritaires, économiques, sociales et environnementales.
Le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale en Mauritanie, Ibou Diouf, a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération autour de la paix, de la sécurité et de la stabilité.
La réunion s’est tenue en présence du représentant résident du PNUD en Mauritanie, Mansour Ndiaye, ainsi que de responsables des départements concernés. L’étape décisive sera désormais la définition précise des réformes retenues, de leurs indicateurs de suivi et des conditions ouvrant effectivement l’accès aux financements.

