La Société nationale industrielle et minière (SNIM) et le groupe indien Essar ont signé, lundi 2 novembre 2026 à Paris, un accord portant sur le transport ferroviaire du minerai de fer du projet Askaf, dans le Tiris Zemmour. La cérémonie s’est déroulée sous la supervision du ministre des Mines et de l’Industrie, Edy Ould Zeine.
L’accord permettra à Essar Capital (Mauritius) Limited d’utiliser les infrastructures ferroviaires de la SNIM pour acheminer sa future production minière. Il marque une étape importante dans la relance d’Askaf, un projet suspendu depuis plus d’une décennie.
Selon les prévisions du groupe Essar, le projet représente un investissement supérieur à 800 millions de dollars, pour une capacité annuelle de 7,5 millions de tonnes de minerai de fer. Les ressources sont estimées à plus de 400 millions de tonnes, avec une durée d’exploitation dépassant 20 ans.
Le projet devrait également générer quelque 2 000 emplois durant la construction des installations minières.
Pour la SNIM, l’accord ouvre la perspective d’une nouvelle source de revenus grâce au transport de la production d’un opérateur privé. Il pourrait également permettre une meilleure utilisation des infrastructures existantes, des économies d’échelle et un partage de certaines charges d’entretien du réseau ferroviaire.
Le calendrier demeure toutefois à préciser. Le communiqué annonçant la signature évoque une entrée en exploitation dans six mois, alors que la présentation officielle d’Essar publiée en janvier 2026 prévoyait le démarrage des opérations commerciales à la fin de 2028.
Cette convention représente ainsi une avancée pour Askaf, dont la concrétisation dépendra également des prochaines étapes techniques, financières et industrielles.

