Plus

    Une exposition pour mettre en lumière la résilience des communautés face au changement climatique en Mauritanie
    U

    Le 1er octobre 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a présenté l’exposition photographique « Empreintes climatiques : portraits de vies et de paysages en transition » à l’Institut français de Mauritanie.  Des images puissantes et des récits de terrain dévoilent ce que les chiffres ne disent pas : des vies bouleversées, des paysages transformés… mais aussi des histoires de résilience et d’espoir face aux défis climatiques.

    Pays sahélo-saharien dont 80 % du territoire est désertique, la Mauritanie est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Sécheresses prolongées, inondations récurrentes et dégradation accélérée des sols affectent gravement les populations rurales, notamment dans les régions du Guidimakha et du Hodh el Chargui. Ces aléas perturbent les écosystèmes, menacent les moyens de subsistance agro-pastoraux et exacerbent les tensions autour de l’accès à l’eau et aux pâturages.

    « Le changement climatique n’est pas une menace abstraite, mais une réalité vécue chaque jour par les communautés mauritaniennes pour lesquelles la migration est un mécanisme d’adaptation important » déclare le Chef de Mission de l’OIM en Mauritanie. « Malgré ces contraintes, et la fragilité des ressources disponibles, cette exposition permet d’illustrer la résilience de ces communautés et leur capacité à trouver des solutions durables pour s’adapter. »

    A travers une trentaine de panneaux photographiques et des témoignages vidéo, l’exposition a mis en lumière des récits poignants de femmes, d’hommes et de jeunes confrontés aux défis climatiques. Les visiteurs découvrent des histoires de familles déplacées par les crues, d’agriculteurs et d’éleveurs luttant contre l’érosion de leurs terres, ainsi que des initiatives locales qui illustrent l’importance des solutions basées sur la nature et de la solidarité communautaire.

    « Quand il y a eu le lâcher des eaux du barrage de Manantali, l’eau a envahi nos maisons et nos champs. Nous avons tout perdu en quelques heures. Chaque saison des pluies est devenue une source d’angoisse, car nous ne savons jamais si nous pourrons protéger nos enfants et reconstruire nos vies. » témoigne Khadija Soukho, habitante de Wompou, l’une des 4 546 individus affectés par les inondations d’Octobre 2024 au Guidimakha qui ont entraîné le déplacement de 616 personnes.

    En mettant en lumière ces récits, l’exposition illustre l’approche intégrée de l’OIM en matière de migration, de climat et de développement. Elle a souligné la nécessité d’investir dans les moyens de subsistance verts et résilients, tout en plaçant les femmes et les jeunes au cœur des solutions. Les histoires racontées dans cette exposition ont rappelé l’importance de l’action collective et de la coopération internationale pour renforcer la résilience des communautés vulnérables.

    L’exposition est ouverte au public à l’Institut français de Mauritanie et l’ensemble des contenus a été mis à disposition en français. Cette exposition, également accessible en ligne, s’inscrit dans le cadre du programme « Renforcer les moyens de subsistance inclusifs, durables et écologiques pour faire face au changement climatique » (CCM), financé par le Gouvernement du Danemark.

    Derniers articles

    Articles Liés