Le chercheur mauritanien Abderahmane Ould Khalil Al-Nahwi a obtenu le doctorat dit al-ālamiyya de l’Université d’Al-Azhar, en République arabe d’Égypte, consacrant un parcours académique exceptionnel.
Âgé de seulement 25 ans, Abderahmane Ould Khalil Al-Nahwi devient ainsi le plus jeune docteur de l’histoire de l’Université d’Al-Azhar, institution millénaire et référence majeure de l’enseignement islamique dans le monde musulman. Il s’agit d’une première dans les annales de cette université.
La thèse soutenue, intitulée « Théorie de l’évolution et origine des espèces dans les universités occidentales, la Sorbonne et Oxford comme modèles, et leurs liens avec les trois religions. Étude comparative », analyse les fondements scientifiques et philosophiques de la théorie de l’évolution dans les milieux académiques occidentaux et examine ses interactions avec les doctrines religieuses du judaïsme, du christianisme et de l’islam, dans une approche méthodologique croisant sciences naturelles, philosophie et théologie.
La soutenance s’est déroulée en présence du ministre égyptien des Waqfs, le professeur Osama Al-Azhari, témoignant de l’intérêt porté par les autorités religieuses et académiques aux débats scientifiques contemporains et à l’approfondissement du dialogue entre sciences et pensée religieuse.
Le jury était présidé par le professeur Hassan Mahmoud Al-Chafii, membre du Conseil des grands oulémas d’Al-Azhar et président de l’Union des académies de langue arabe. Il comprenait également les professeurs Mohamed Yousri Jaafar et Ragab Mahmoud Khodr, spécialistes de la croyance et de la philosophie, ainsi que le professeur Sayed Bakri Ahmed Abdelrahmane, vice-président de l’Université d’Al-Azhar chargé de l’enseignement et des étudiants, en qualité de rapporteur externe.
La séance a réuni plusieurs responsables académiques et personnalités publiques, dont le doyen de la Faculté des fondements de la religion du Caire, Mahmoud Hussein, d’anciens doyens de la faculté, des conseillers du Grand Imam d’Al-Azhar, ainsi que le président de l’Autorité nationale égyptienne des médias, Ahmed Al-Mouslimani, aux côtés d’un large public d’enseignants, de chercheurs et d’étudiants.
À l’issue de la soutenance, la thèse a été distinguée par la mention très honorable, assortie des félicitations du jury et d’une recommandation, consacrant la qualité scientifique du travail et confirmant le positionnement d’Al-Azhar comme espace de dialogue intellectuel de référence, conciliant rigueur académique et enjeux contemporains.

