L’Assemblée nationale a approuvé, lors d’une séance publique tenue lundi sous la présidence de Mohamed Bamba Meguett, trois projets de loi relatifs à des accords de financement de projets structurants dans les secteurs de l’eau, de l’électricité et des infrastructures routières.
Le premier texte concerne un accord de prêt signé le 15 décembre 2025 avec le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), destiné au financement du projet de renforcement des capacités de stockage, de pompage et de transport d’eau pour la ville de Nouakchott. Selon le ministre des Affaires économiques et du Développement, Abdallahi Ould Cheikh Sidiya, ce projet vise à sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable de la capitale face à la forte croissance urbaine. Le prêt s’élève à environ 12 millions de dinars koweïtiens, soit près de 1,55 milliard MRU, remboursable sur 30 ans avec 4 ans de grâce.
Le deuxième projet de loi porte également sur un financement du FADES pour la réalisation des routes Tintane – Aïn Varba – Touil, d’une longueur de 120 km, et R’kiz – N’Teikane (El Bezzoul), longue de 45 km. D’un montant de 20 millions de dinars koweïtiens, soit environ 2,58 milliards MRU, ce financement s’inscrit dans la stratégie nationale de transport visant à renforcer la cohésion nationale, l’intégration régionale et la croissance économique.
Le troisième accord concerne un prêt signé le 13 décembre 2025 avec le Fonds saoudien pour le développement, destiné au financement du projet d’interconnexion électrique entre la Mauritanie et le Mali et au développement de centrales solaires associées. Ce projet s’intègre dans un vaste programme de ligne électrique haute tension de 1 189 km reliant Nouakchott à Néma et permettant l’électrification de 150 villages. Le coût global du programme est estimé à 816 millions d’euros, mobilisant plusieurs bailleurs dont la BAD, l’AFD, la BEI et la Banque mondiale. Le prêt saoudien s’élève à 63 millions d’euros, remboursable sur 20 ans avec 5 ans de grâce.
Lors des débats, plusieurs députés ont soulevé la question de la hausse des taux d’intérêt pratiqués par certains bailleurs ainsi que celle du maintien des prix élevés de l’électricité malgré la montée des énergies renouvelables dans le mix énergétique national. Ils ont également insisté sur la nécessité de prioriser l’entretien des réseaux existants, notamment dans le secteur de l’eau, afin de réduire les pertes liées aux fuites.

