Le Conseiller chargé de l’Économie, Secrétaire général par intérim du ministère des Affaires économiques et du Développement, M. El Moustapha Sidi Mohamed, a présidé, mercredi 11 février 2026 à Nouakchott, au nom de Son Excellence le ministre, la cérémonie d’ouverture de l’atelier consacré à la validation technique du Plan d’action conjoint 2026-2027 entre le Gouvernement mauritanien et le système des Nations Unies.
Cet exercice s’inscrit dans le cadre du Cadre de coopération liant la Mauritanie aux agences onusiennes et constitue l’instrument opérationnel de planification conjointe pour la période 2026-2027. Il vise à assurer la cohérence stratégique des interventions du système des Nations Unies avec les priorités nationales définies par la Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP), ainsi qu’avec les orientations budgétaires arrêtées dans la loi de finances 2026.
Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général par intérim a souligné que le Plan d’action conjoint représente un levier de mise en œuvre permettant de traduire les orientations stratégiques nationales en programmes structurés, assortis d’indicateurs de performance et de mécanismes de suivi-évaluation. Il a mis en avant l’importance d’une programmation intégrée favorisant la complémentarité des interventions, la rationalisation des ressources et l’amélioration mesurable des résultats.
L’atelier a également permis de procéder à une revue des acquis du plan 2024-2025, d’identifier les contraintes rencontrées et d’en tirer des enseignements en matière d’efficacité opérationnelle, de coordination intersectorielle et de mobilisation des financements.
Le Plan 2026-2027 s’articule autour de quatre axes prioritaires :
• Croissance économique inclusive et durable, axée sur la création d’emplois, la diversification et le renforcement de la résilience face aux chocs ;
• Renforcement du capital humain, à travers l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et la réduction des disparités territoriales et sociales ;
• Gouvernance, droits de l’homme et cohésion sociale, considérés comme fondements de la stabilité institutionnelle ;
• Efficacité de l’aide et redevabilité, incluant le renforcement des mécanismes de coordination, de suivi et d’évaluation.
Le responsable mauritanien a par ailleurs rappelé que le financement du développement demeure un enjeu central dans un contexte marqué par la contraction des ressources concessionnelles et l’accroissement des besoins sociaux. Le nouveau plan devrait ainsi contribuer à une meilleure allocation des ressources disponibles, à leur alignement sur les priorités nationales et à la mobilisation de financements additionnels.
De son côté, le représentant résident du système des Nations Unies en Mauritanie et représentant de l’UNICEF, M. El Kébir Alaoui, a insisté sur l’adoption d’une approche fondée sur les résultats, mettant l’accent sur l’impact mesurable, la transparence et la redevabilité, dans un environnement international caractérisé par des contraintes financières accrues.
La rencontre a réuni des secrétaires généraux de départements ministériels, des représentants des agences, fonds et programmes des Nations Unies, ainsi que des cadres techniques impliqués dans la planification et le suivi des politiques publiques.




