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    Or : qui est ID Geoservices, nouveau titulaire d’un permis d’exploitation à Ararim ?
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    Le 22 juillet 2026, le Conseil des ministres a accordé à ID Geoservices SA un permis d’exploitation aurifère dans la zone d’Ararim, dans le nord-ouest de la Mauritanie. Peu connue du grand public, cette société mauritanienne travaille pourtant dans l’exploration minière depuis plus de vingt ans et détient des droits sur Ararim depuis 2011.

    Une société mauritanienne active dans l’explorationID Geoservices, pour International Development Geoservices, est une société anonyme de droit mauritanien à capitaux nationaux, basée à Nouakchott. Adossée au Groupe Azizi, elle intervient depuis le début des années 2000 dans la prospection et la recherche minière.

    Son activité consiste principalement à acquérir des permis de recherche, mener des campagnes géologiques et identifier des ressources susceptibles de déboucher sur une exploitation industrielle. Elle a notamment détenu des titres portant sur l’or, le fer, l’uranium et les roches ornementales.

    Un premier passage de l’exploration à l’exploitationLe nouveau titre, permis 3848C2, concerne les substances du groupe 2, notamment l’or, dans la zone d’Ararim, entre Dakhlet Nouadhibou et l’Inchiri.ID Geoservices aurait versé 34,3 millions MRU au titre des frais d’octroi.

    La différence est importante : contrairement au permis de recherche, le permis d’exploitation autorise désormais la société à extraire et commercialiser le minerai, sous réserve du respect des obligations fiscales, environnementales et techniques.

    Ararim, dans la ceinture aurifère du nord-ouestArarim se situe dans une vaste zone minière couvrant notamment les secteurs de Boulenouar, Nouamghar et Akjoujt.

    Le permis de recherche initial couvrait environ 602 km². La superficie définitive du périmètre d’exploitation devra être précisée dans le décret publié au Journal officiel.

    La zone appartient à la grande ceinture aurifère du nord-ouest mauritanien, où se trouvent notamment Tasiast, Tijirit et les zones d’orpaillage autour de Chami.Quinze ans d’explorationID Geoservices avait déposé sa première demande sur Ararim le 27 juillet 2010. Le permis de recherche n°1109 lui avait été accordé en février 2011, avant plusieurs renouvellements.

    Son échéance était fixée au 13 décembre 2026. Le passage au stade de l’exploitation intervient ainsi quelques mois avant l’expiration définitive du titre de recherche.

    Ararim devient surtout le premier projet aurifère d’ID Geoservices à franchir ce cap, après plusieurs permis de recherche obtenus depuis le début des années 2000 sans mise en production industrielle connue.

    Jusqu’à 2 000 emplois annoncésSelon les indications données par le ministre des Mines et de l’Industrie lors de l’attribution, l’entreprise s’est engagée à démarrer les travaux dans un délai de 18 mois.

    Les retombées annoncées atteindraient environ 900 emplois permanents et 1 100 emplois temporaires.

    Le projet sera également soumis au régime minier applicable, comprenant notamment une participation de l’État au capital, des redevances minières ainsi que les impôts et taxes prévus par la réglementation.

    Un projet dont l’économie reste à préciser

    Malgré l’octroi du permis, les principales caractéristiques économiques d’Ararim restent inconnues.

    Aucune estimation publique des ressources ou réserves d’or, aucune teneur moyenne, aucun coût d’investissement, aucun plan de production et aucun montage financier n’ont encore été communiqués.

    Il reste également à connaître les partenaires techniques et financiers susceptibles d’accompagner ID Geoservices, qui ne dispose pas à ce jour d’un historique public d’exploitation industrielle d’une mine d’or.

    L’enjeu sera donc désormais de déterminer si quinze années d’exploration à Ararim ont permis d’identifier un gisement économiquement exploitable et à quelle échelle.

    L’octroi du permis marque ainsi moins l’aboutissement du projet que son passage à une nouvelle étape : celle du financement, de la construction et, à terme, de la production effective d’or.

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