La Mauritanie s’apprête à renforcer ses capacités de recherche halieutique avec l’arrivée d’un nouveau navire scientifique, baptisé « Masaki Nakamura », mis à l’eau le 29 octobre 2026 à Niigata, au Japon. Sa livraison est envisagée au printemps 2027, selon la presse japonaise.
D’un coût global d’environ 18,5 millions de dollars, soit 2,927 milliards de yens, le projet est entièrement financé par un don du Japon, à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), au profit de l’Institut mauritanien de recherches océanographiques et des pêches (IMROP).
Construit par le chantier naval Tsuneishi Miho, le bâtiment mesure 43,5 mètres de long et 8,3 mètres de large. Doté d’un moteur de 1 400 chevaux, il embarque des équipements de prospection acoustique, d’études océanographiques et d’analyse des échantillons marins, ainsi que des systèmes modernes de navigation et de communication.
Ce nouvel outil scientifique doit remplacer des navires de recherche vieillissants et permettre à la Mauritanie de mieux évaluer l’état de ses ressources halieutiques, leur répartition et leur évolution.
L’enjeu est également économique. Une meilleure connaissance des stocks de poissons et de poulpes doit permettre de définir des quotas de pêche sur des bases scientifiques, d’éviter la surexploitation et de préserver la valeur économique d’un secteur stratégique pour les exportations et l’emploi.

