L’attribution du marché de collecte et de transport des déchets solides à Nouakchott, d’un montant annuel de près de 6,98 milliards d’ouguiyas anciennes, connaît un nouveau rebondissement. L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) a suspendu, pour la troisième fois cette année, la procédure provisoirement accordée à la société marocaine SOS NDD, à la suite d’un nouveau recours déposé par la société mauritanienne SMTD.
Le recours, jugé recevable, bloque une nouvelle fois la mise en œuvre du contrat, en attendant la décision finale de la Commission de Règlement des Différends. SMTD, ancien prestataire, estime que l’attribution à SOS NDD ne respecte pas les critères techniques du dossier d’appel d’offres. Elle avait déjà obtenu gain de cause lors d’un recours précédent fin avril.
Pendant ce temps, la capitale reste confrontée à une situation critique en matière de gestion des déchets, un service essentiel qui peine à trouver une continuité. SMTD, en poste ces dernières années, n’a pas su inverser durablement la tendance, laissant la ville exposée à des défis persistants de propreté.
Entre recours en cascade, tensions entre concurrents et blocages réglementaires, le marché des déchets de Nouakchott s’est transformé en un véritable feuilleton administratif, où chaque épisode suspend un peu plus la résolution d’un problème pourtant urgent. L’issue dépend désormais d’une décision définitive de l’ARMP, très attendue dans les prochains jours.

