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    Qui protège l’investisseur en cas de risque ? La Mauritanie veut rejoindre ATIDI
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    La Mauritanie franchit une nouvelle étape vers son adhésion à l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ATIDI), une institution panafricaine spécialisée dans la couverture des investissements, du crédit et des risques politiques. L’objectif est de faciliter le financement de grands projets en réduisant l’exposition des investisseurs et des banques aux risques pays.

    Le Conseil des ministres a adopté, mercredi 30 septembre 2026, un projet de loi autorisant la ratification de l’accord portant création d’ATIDI. Cette décision ouvre la voie à l’adhésion de la Mauritanie à cette institution de garantie active dans le commerce et l’investissement sur le continent africain.

    L’intérêt de cette adhésion concerne surtout les projets nécessitant des financements élevés et de longue durée, dans l’énergie, les infrastructures, les mines, l’industrie ou les services publics. Pour les banques et les investisseurs, la rentabilité économique d’un projet ne suffit pas toujours. Ils examinent aussi la fiabilité du cadre réglementaire, le respect des engagements publics, la stabilité politique, les risques de non-paiement et la possibilité de transférer ou rapatrier les fonds.

    ATIDI propose une couverture contre plusieurs risques politiques et souverains. Ses garanties peuvent notamment intervenir en cas d’expropriation, de restrictions sur les transferts de devises, de rupture de contrat par une autorité publique, de guerre, de troubles civils ou d’embargo. L’institution peut également couvrir le non-paiement d’une entité publique ainsi que certains risques de défaut de remboursement.

    Elle propose aussi de l’assurance-crédit contre les défauts de paiement et des cautionnements destinés à sécuriser l’exécution de contrats. Ces mécanismes peuvent bénéficier aux investisseurs, banques, entreprises de construction, fournisseurs et opérateurs impliqués dans des opérations de grande taille.

    Dans l’électricité, par exemple, ATIDI peut garantir les prêteurs et les actionnaires d’un producteur indépendant d’énergie contre des risques liés à l’État ou aux contrats. La couverture peut concerner le respect d’un contrat d’achat d’électricité, les obligations de paiement, les transferts de capitaux ou encore des changements réglementaires affectant l’équilibre financier d’un projet.

    Pour la Mauritanie, l’enjeu n’est pas de remplacer les mécanismes de financement existants, mais d’ajouter une garantie susceptible d’améliorer la bancabilité des projets. En transférant une partie des risques que les investisseurs et les banques hésitent à assumer seuls, ATIDI peut contribuer à mobiliser davantage de capitaux privés et à améliorer les conditions de financement.

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