La ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Amal Mint Maouloud, a présidé, mardi 28 avril 2026, au siège du projet d’assainissement de Nouakchott, Pôle A, une réunion technique consacrée à l’examen du plan d’exécution des travaux.
La réunion s’est tenue en présence de l’ambassadeur de Chine en Mauritanie, Tang Zhongdong, de cadres du département, du directeur général de l’Office national de l’assainissement, ainsi que de représentants de l’entreprise chargée de l’exécution et du bureau de contrôle.
Les participants ont suivi une présentation technique sur l’état de préparation du projet et les conclusions des études d’exécution. Selon les informations présentées, les travaux se poursuivent au niveau de la station d’épuration, tandis que les autres composantes devraient démarrer dans les prochaines semaines, conformément au calendrier prévu.
À l’issue de la réunion, la ministre a visité la station d’épuration, l’une des principales composantes du projet. Cette station est conçue pour traiter les eaux usées par des procédés biologiques, avec une capacité initiale de 19 000 mètres cubes par jour, pouvant être portée à 33 000 mètres cubes par jour.
La ministre a rappelé la nécessité de respecter le cahier des charges, les normes techniques et les délais fixés. Elle a également demandé à l’entreprise chargée des travaux de réduire les nuisances liées au chantier, notamment les creusements, les coupures de routes et les impacts éventuels sur les réseaux existants, et de procéder aux réparations nécessaires après chaque intervention.
Le projet d’assainissement de Nouakchott, Pôle A, est financé par le budget de l’État pour un montant de 177,6 millions de dollars. Il couvre les moughataas de Tevragh Zeina, du Ksar et de Sebkha, ainsi que certaines zones d’El Mina et de Teyarett. Il vise à améliorer l’évacuation des eaux pluviales et à limiter leur accumulation dans les zones basses de la capitale.
Le projet comprend deux volets. Le premier porte sur l’assainissement domestique, avec plus de 104 000 mètres de canalisations, un réseau secondaire de 12 300 mètres, 66 000 mètres de conduites en PVC et 29 stations de pompage et de relevage.
Le second volet concerne le drainage des eaux pluviales. Il prévoit la construction de 15 747 mètres de canaux en béton, la pose de 1 654 mètres de canalisations supplémentaires et la réalisation de cinq stations de pompage.

