L’Institut Supérieur de Comptabilité et de Gestion des Entreprises a organisé jeudi 14 mai 2026 à Nouakchott la quatrième édition des rencontres sur le financement durable, consacrée cette année au thème : « Le financement et la transition énergétique en Afrique : quel modèle pour la Mauritanie ? ».
Cette rencontre a réuni des responsables institutionnels, des experts financiers, des universitaires et des représentants du secteur bancaire autour des mécanismes de financement de la transition énergétique et des perspectives de développement durable en Afrique.
Les débats ont porté sur les moyens d’accompagner les politiques publiques destinées à soutenir la croissance inclusive, la création d’emplois durables et le développement de secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la sécurité alimentaire, les infrastructures, l’eau et l’électricité.
Les intervenants ont souligné que la transition énergétique constitue désormais une opportunité stratégique pour restructurer l’économie nationale, renforcer la souveraineté énergétique et développer de nouvelles chaînes de valeur, notamment dans les domaines du solaire et de l’hydrogène vert.
Le chargé de mission au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Mohamed Lemine Ahmed Zeidane, secrétaire général par intérim du ministère, a indiqué que cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les défis de sécurité énergétique et les effets du changement climatique, appelant à accélérer la transition vers les énergies propres conformément aux orientations nationales.
Le directeur général de l’institut, M. Saadbouh Cheikh El Mehdi, a pour sa part estimé que le financement durable représente un levier essentiel pour orienter les investissements vers des projets respectueux de l’environnement, tout en mettant en avant le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’innovation industrielle.
De son côté, le président du Réseau africain de financement, M. Dhafer Ould Issaïdane, a considéré que la Mauritanie dispose d’atouts importants pour développer un modèle économique basé sur les énergies renouvelables, les infrastructures et l’attractivité des investissements.
Les représentants du secteur bancaire ont également insisté sur l’importance de mobiliser davantage de financements verts afin d’accompagner les projets de transition énergétique et de soutenir les objectifs de décarbonation et de développement durable du continent.

