Le ministre des Mines et de l’Industrie, Edi Ould Zein, a présenté, lors du Conseil des ministres du mercredi 12 août 2026, un mécanisme transitoire destiné à encadrer la commercialisation de l’or issu de l’exploitation artisanale et de la petite exploitation minière.
Ce dispositif vise à orienter la production nationale vers des circuits officiels et centralisés, en attendant l’entrée en fonctionnement des comptoirs prévus par la loi n° 026/2022. Il doit permettre d’assurer la traçabilité et la valorisation de l’or, d’améliorer la collecte des droits, taxes et redevances dus à l’État, de garantir le rapatriement des recettes d’exportation en devises et de limiter les circuits de commercialisation irréguliers.
Le mécanisme prévoit une déclaration préalable de la production artisanale ainsi que l’enregistrement de son origine, de sa quantité, de sa qualité et de sa destination. Les opérations de collecte, de contrôle, de pesée, de certification et de formalisation des ventes seront limitées aux centres de traitement agréés, soumis à des mesures de sécurité et à un dispositif de vidéosurveillance.
Les opérateurs conserveront la liberté de choisir leurs clients et la méthode de certification de l’or parmi celles reconnues. Un prélèvement de 3 % leur sera appliqué au titre des opérations d’exportation.
L’or provenant de la petite exploitation minière devra également transiter par les circuits définis par le mécanisme, avec le paiement des droits, taxes et redevances prévus par la législation et le rapatriement des recettes d’exportation en devises.
Ce dispositif restera en vigueur jusqu’à l’entrée en fonctionnement effective des comptoirs chargés d’encadrer la commercialisation de l’or.

