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    Banque mondiale : la Mauritanie a obtenu en sept ans autant de financements qu’en six décennies
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    Entre juillet 2019 et le 30 juin 2026, la Banque mondiale a approuvé 1,64 milliard USD de financements en faveur de la Mauritanie. Entre son premier prêt, en mars 1960, et juin 2019, le cumul atteignait 1,63 milliard USD.

    En sept exercices, le pays a ainsi obtenu davantage d’engagements que durant les près de six décennies précédentes, selon la base financière de l’institution arrêtée au 31 août 2026. Depuis 1960, les financements approuvés en faveur de la Mauritanie totalisent 3,27 milliards USD répartis sur 112 opérations.

    L’accélération apparaît nettement à partir de 2020. L’exercice 2019 s’était achevé avec 22,5 millions USD de nouveaux engagements pour deux projets. Les deux années suivantes ont chacune dépassé 290 millions USD, notamment sous l’effet de la réponse à la pandémie.

    Après un ralentissement à 92 millions USD en 2022 puis 125 millions en 2023, les approbations sont reparties à la hausse : 271 millions USD en 2024, 325 millions en 2025, un record, puis 231 millions en 2026 pour huit projets. Aucun exercice antérieur à 2020 n’avait atteint de tels niveaux.

    Ces montants ne correspondent toutefois ni à des transferts immédiatement reçus par l’État ni à l’encours de sa dette. Ils comprennent principalement des crédits de l’Association internationale de développement (IDA), accordés à des conditions concessionnelles sur plusieurs décennies, ainsi que des dons.

    Au 31 août 2026, la Mauritanie avait remboursé environ 788 millions USD et devait encore 651 millions USD à l’institution. Le montant de 3,27 milliards USD représente donc le cumul historique des financements approuvés.

    Plusieurs facteurs expliquent l’accélération observée depuis 2019. Les reconstitutions successives des ressources de l’IDA ont accru les capacités de financement disponibles, tandis que la Mauritanie a mobilisé la totalité de son allocation nationale.

    À ces ressources se sont ajoutés plusieurs programmes régionaux, notamment dans l’électricité, le stockage par batteries, l’intégration numérique et la résilience côtière, qui bénéficient de guichets distincts des allocations nationales.

    L’appui budgétaire direct a également repris, avec 30 millions USD approuvés en novembre 2025 dans le cadre du premier financement de politiques de développement du partenariat 2026-2030.

    Le nouveau cadre prévoit par ailleurs une allocation indicative de 160,2 millions de droits de tirage spéciaux pour 2026-2028, hors ressources mobilisables au titre des programmes régionaux.

    Mais l’enjeu se déplace désormais vers l’exécution. Au 31 août 2026, 805,6 millions USD d’engagements restaient encore à décaisser, principalement sur des projets d’énergie et de numérique approuvés depuis 2021.

    La forte progression des financements disponibles place ainsi la capacité d’exécution au centre du débat : après la mobilisation des ressources, la question est désormais celle de leur décaissement effectif et de la réalisation des projets dans les délais prévus.

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