À la veille de la publication de la nouvelle grille des carburants, une question est sur toutes les lèvres : les prix à la pompe vont-ils enfin baisser en Mauritanie ?
Les marchés internationaux envoient en tout cas un signal favorable.
Après plusieurs semaines de tensions au Moyen-Orient, les cours du pétrole et des produits raffinés ont fortement reculé. Le Brent est revenu autour de 70 à 72 dollars le baril, un niveau proche de celui observé avant la crise. Les prix internationaux de l’essence et du gasoil ont suivi la même tendance.
Cette évolution est déterminante, car la grille mauritanienne des carburants est calculée à partir des coûts internationaux d’approvisionnement.
La grille appliquée au mois de juin reposait sur un prix de cession de 1 323,42 dollars la tonne pour l’essence et de 1 384,408 dollars la tonne pour le gasoil. Aujourd’hui, les cotations internationales évoluent à des niveaux nettement inférieurs. À titre d’exemple, si la tonne de gasoil était valorisée à 1 384 dollars dans la grille de juin, les cotations actuelles gravitent désormais autour de 1 000 dollars la tonne, traduisant une détente significative des marchés.
En théorie économique, lorsque le coût d’approvisionnement diminue, le prix final suit la même tendance.
La décision dépendra toutefois de la nouvelle grille proposée par Addax, fournisseur des carburants destinés au marché mauritanien. Cette grille, fondée sur le coût réel des cargaisons importées, servira de base au calcul des nouveaux prix avant leur validation par les autorités.
Autrement dit, la question n’est plus de savoir si les marchés internationaux ont baissé. Ils ont effectivement reculé.
La véritable interrogation est désormais la suivante : la nouvelle grille d’Addax reflétera-t-elle cette baisse ?
Si tel est le cas, une diminution des prix à la pompe apparaîtrait économiquement cohérente. Dans le cas contraire, le maintien des tarifs actuels relèverait davantage d’un choix de politique publique que de l’évolution des marchés internationaux.
La décision attendue le 1er juillet sera donc particulièrement suivie. Elle permettra de mesurer dans quelle mesure la baisse des cours internationaux sera effectivement répercutée sur les consommateurs mauritaniens.

