Le Maroc a appliqué, mercredi 1er juillet 2026, une troisième baisse consécutive des prix des carburants, dans le sillage du recul des cours internationaux du pétrole et des produits raffinés. En Mauritanie, où la nouvelle grille tarifaire est toujours attendue, cette évolution relance les interrogations sur le rythme de répercussion des fluctuations des marchés internationaux.
Le retard dans la publication de la nouvelle grille intervient alors que, selon des informations rapportées par le média mauritanien Scoop Media, plusieurs scénarios auraient été examinés ces derniers jours par les autorités, avant que le dossier ne soit renvoyé au Conseil des ministres pour arbitrage. Aucune communication officielle n’est toutefois venue confirmer ces informations ni préciser la date d’entrée en vigueur des nouveaux tarifs.
Au-delà de la décision attendue, le débat porte aussi sur la rapidité de transmission des variations des marchés internationaux. Une question revient régulièrement chez les consommateurs : pourquoi les hausses des prix semblent-elles être appliquées rapidement, alors que les baisses mettent davantage de temps à se refléter à la pompe ?
Les autorités rappellent que la fixation des prix dépend notamment du coût réel des cargaisons importées, des délais d’approvisionnement et du mécanisme de calcul en vigueur. De leur côté, de nombreux observateurs estiment qu’une plus grande transparence sur ces paramètres permettrait de mieux comprendre les délais entre l’évolution des cours internationaux et leur répercussion sur le marché local.
La décision attendue sur la nouvelle grille des carburants sera ainsi particulièrement scrutée, alors que les marchés internationaux poursuivent leur repli et que plusieurs pays, dont le Maroc, ont déjà commencé à ajuster leurs prix à la baisse.

